RDV en Pévèle : en avant première une lettre de St Paul aux chrétiens de Pévèle
Par Pascal Delecour le mardi, septembre 30 2008, 19:25 - Lien permanent
Lecture de ce qui pourrait être une lettre de St Paul aux chrétiens de Pévèle. (inspirée de la 1ère lettre au corinthiens)
Moi, Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu à l’Église de Dieu qui est dans la Pévèle. A vous, grâce et paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
Le Christ est semblable à un corps qui se compose de plusieurs parties. Toutes ses parties, bien que nombreuses, forment un seul corps. Et nous tous, jeunes et moins jeunes, pévèlois d’origine ou non, nous avons été baptisés pour former un seul corps par le même Esprit Saint et nous avons tous eu à boire de ce seul Esprit.
Le corps ne se compose pas d'une seule partie, mais de plusieurs. Si le pied disait « Je ne suis pas une main, donc je n'appartiens pas au corps », il ne cesserait pas pour autant d'être une partie du corps. Et si l'oreille disait : « Je ne suis pas un œil, donc je n'appartiens pas au corps, elle ne cesserait pas pour autant d'être une partie du corps. Si tout le corps n'était qu'un œil, comment pourrait-il entendre ? Et s'il n'était qu'une oreille, comment pourrait-il sentir les odeurs ? En réalité, Dieu a disposé chacune des parties du corps comme il l'a voulu. Il n'y aurait pas de corps s'il ne se trouvait en tout qu'une seule partie. En fait, il y a plusieurs parties et un seul corps.
L'œil ne peut donc pas dire à la main : « Je n'ai pas besoin de toi! » Et la tête ne peut pas dire non plus aux pieds : « Je n'ai pas besoin de vous ! » Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus faibles sont indispensables; celles que nous estimons les moins, nous les entourons de plus de soin que les autres; celles dont il est indécent de parler sont traitées avec des égards particuliers qu'il n'est pas nécessaire d'accorder aux parties plus convenables de notre corps. Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d'honneur aux parties qui en manquent : ainsi, il n'y a pas de division dans le corps, mais les différentes parties ont toutes un égal souci les unes des autres. Si une partie du corps souffre, toutes les autres souffrent avec elle; si une partie est honorée, toutes les autres s'en réjouissent avec elle.
Or, vous êtes le corps du Christ, et chacun de vous est une partie de ce corps. C'est ainsi que, dans l'Église, Dieu a établi premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes et troisièmement des enseignants; ensuite, il y a ceux qui accomplissent des miracles, puis ceux qui peuvent guérir les malades, ceux qui ont le don d'aider ou de diriger les autres, ou encore de parler en des langues inconnues.
Commentaires
Nous tous comprenons aisément ce texte. Le corps et ses parties ; l'Église et ses membres. L'image est aussi forte que l'analogie est limpide.
Et pourtant, après la réflexion proposée lors de ces premiers Rendez-Vous en Pévèle, grâce au partage avec des connus et des inconnus, il apparaît encore des choses à découvrir :
- Tout d'abord, l'accent mis sur la collectivité. Dieu, par son Fils Jésus, n'est pas venu pour un individu, ou pour des individus. Il s'est fait homme pour un groupe, pour tout un peuple. Cette image du corps et de ses parties renforcent ainsi cette réalité : nous sommes le peuple de Dieu, nous sommes la grande famille des Chrétiens, appelés à vivre en communauté, à vivre au cœur des autres, à vivre au cœur du monde.
- Puis cette nécessité de faire corps, c'est à dire l'importance de prendre en compte autrui dans ce qu'il est, dans ce qu'il vit. Et c'est alors la solidarité ainsi éclairée. Pleurons-nous quand l'un ou l'autre souffre ?!? Réjouissons-nous quand un bonheur touche nos proches, notre prochain ?!? A nouveau, l'esprit de famille nous est réclamé : prendre soin les uns des autres, mais aussi s'appuyer sur nos semblables. Un exercice parfois compliqué qui nécessite une meilleure connaissance de l'autre. Alors, c'est notre manière d'être qui est interrogée, qui est mise à l'épreuve. Et c'est une première réponse que cette rencontre 'en Pévèle', une rencontre pour se connaître, se découvrir, une rencontre sans autre objectif (pas de fête particulière : confirmation, ...) que de réunir une assemblée pour vivre une expérience nouvelle et enrichissante, ensemble.
- Enfin, le thème du respect est omniprésent dans ces lignes. Vivre en communauté, c'est permettre à chacun de ses membres d'agir et de donner de soi à la mesure de ses capacités. Une tête ne marche pas, des pieds ne pensent pas, mais quelle capacité commune de progresser sur des chemins parfois semés d'obstacles. La vitalité des uns, la réflexion, l'esprit d'organisation des autres, ce sont tous ces talents réunis qui enrichissent la communauté toute entière. Le groupe est plus riche de tous ses membres, si chacun a l'opportunité d'accomplir son rôle, sa tâche, sa mission sans obscurcir, sans piétiner le travail des autres. Il faut offrir des occasions à chacun de découvrir ce pour quoi il est fait. Offrir à chacun de ses membres la possibilité de dénicher son, ses talent(s), dans un respect mutuel.
Pour vivre en Église, et surtout pour rayonner du message de l'Évangile, le défi pour notre doyenné, pour notre communauté en Pévèle est triple :
--> offrir des moments de vie commune, qui renforce notre connaissance réciproque et développe ainsi un esprit de solidarité, en permettant à chacun d'agir avec ce qu'il est, avec son talent.
La Bonne Nouvelle est importante : Dieu aime chacun de nous ! Elle mérite notre disponibilité, notre attention, notre énergie ...
Arnaud DEPLANQUE
Les premiers échos qui me sont parvenus de ce rendez-vous étaient enthousiastes… L'expérience est à poursuivre
Pour soigner les articulations du corps, rien de tel que faire bouger ses membres, les faire se rencontrer, échanger, partager… c'est ainsi que l'on pourra continuer à marcher ensemble à la suite ou avec le Christ. C'est un défi à relever et, ensemble c'est possible… Bonne continuation à toute l'équipe, donc à tous les membres qui veulent faire corps