On raconte qu’un jour, une religieuse qui servait d’infirmière au Pape Jean-Paul II lui aurait dit après l’avoir entendu tousser : « je m’inquiète pour Votre Sainteté » à quoi, Jean Paul II aurait répondu : « moi aussi, je m’inquiète pour ma sainteté… »

En ce jours de la fête de la Toussaint, je me demande si chacun d’entre nous ne devrait pas s’inquiéter de sa propre sainteté.

« - Qu’est-ce que tu veux faire quand tu seras grand ? - Devenir saint ! »

On entend souvent dire de quelqu’un dont la conduite n’est pas irréprochable : « celui là n’est pas un saint ! » ou bien, parfois, comme pour s’absoudre par avance d’une incapacité quelconque, on dit : « je ne suis pas un saint ». C’est, il me semble, que l’on confond perfection et sainteté. Et pourtant, la lecture de la vie de certains saints et saintes nous montre que, pas plus que nous, ces hommes et ces femmes, n’ont atteint la perfection. Ce n’est donc pas le caractère « parfait » de leur vie qui leur a valu la sainteté puisqu’il ne l’était pas… parfait. Mais c’est bien plutôt leur volonté de suivre Celui qui seul a vécu cette perfection dans un ajustement irréprochable à la volonté de son Père. Et si, la sainteté pouvait se concevoir comme un chemin de pèlerinage où l’important n’est pas le but en lui-même mais bien le chemin qui y mène …

Du coup, la sainteté n’est plus inaccessible. Chacun peut s’engager sur ce chemin.

Alors, demain : tous des saints ?

Peut être pas mais au moins tous en recherche de sainteté !

A bientôt

Pascal